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Isolation

Isolation par l’exterieur ; on vous explique tout

isolation par l'exterieur

Si la transition énergétique a été enclenchée depuis déjà quelques années, les véritables changements, eux, s’opèrent lentement au niveau des citoyens. En France, l’État a même dû adopter divers dispositifs pour encourager les ménages à améliorer la performance énergétique de leurs habitations, qu’elles soient secondaires ou principales. C’est ce qui explique d’une certaine manière cet engouement pour les projets de rénovation.

L’isolation thermique est l’un des aspects importants des travaux. Les améliorations effectuées ont pour objectif de diminuer la consommation énergétique des logements en réduisant les déperditions de chaleur. L’isolation peut se faire de l’intérieur ou de l’extérieur. Dans cet article, on se penchera surtout le cas de l’isolation par l’extérieur.

Les raisons de recourir à l’isolation par l’extérieur

L’ITE (pour isolation thermique par l’extérieur) est une méthode qui permet d’améliorer les conditions énergétiques d’une maison en se basant sur le traitement des surfaces extérieures comme les murs et les toits. Cette technique a été adoptée dans la mesure où la rénovation depuis l’intérieur n’est pas toujours possible dans certains cas. En effet, pour les bâtiments ou habitations qui affichent des contraintes architecturales trop élevées et où les espaces intérieurs sont déjà très restreints, il est parfois difficile de recourir à l’isolation par l’intérieur. L’approche par l’extérieur demeure alors l’unique solution.

Mais si cette dernière apparaît comme une alternative évidente, elle est aussi un mode d’isolation avantageux devenu très en vogue de nos jours. Elle est surtout très sollicitée dans les pays de l’Est et ceux du Nord de l’Europe (là où l’hiver est le plus glacial). Les États voisins, comme la France, ont rapidement constaté son efficacité ces dernières années. Le fait est que la méthode est assez adaptée à la situation des maisons bâties dans ces régions. Il est à noter que la déperdition de chaleur par les murs, dans le cas de ces logements, est estimée à 20 % de l’énergie produite par le système de chauffage central. L’isolation par l’extérieur s’affiche comme étant une bonne pratique, notamment pour les logements exigus.

Concrètement, l’approche va servir à supprimer tous les ponts thermiques d’une façade et donc de favoriser le confort thermique en intérieur et surtout l’économie d’énergie en matière de chauffage. En outre, l’ITE permet aussi de réduire les risques de chocs thermiques. Il faut savoir que ces derniers sont la cause principale des fissures et des dégradations des façades. Et puis, il ne faut pas non plus oublier les problèmes de condensations. Les murs et les toits sont régulièrement soumis à des conditions extérieures extrêmes entraînant la formation de moisissures, le décollement des tapisseries ou encore les désagréments dus à l’humidité. L’isolation par l’extérieur permet de réduire les effets condensants grâce à la fine lame d’air emprisonnée entre le mur et l’isolant. Par ailleurs, le dispositif va assurer une totale étanchéité des façades. Pour finir, si le côté thermique est souvent l’aspect mis en avant, l’ITE peut également servir à améliorer l’isolation phonique d’une maison ou d’un bâtiment.

Les techniques d’isolation les plus utilisées

L’isolation par l’extérieur peut se faire de différentes façons. La technique sous enduit est la plus pratiquée dans la mesure où elle engage des travaux de rénovation assez faciles à réaliser. Il suffit en effet de fixer l’isolant sur la paroi des murs et de le recouvrir d’enduit. En plus d’être simple, la méthode est très économique puisqu’elle ne nécessite pas l’installation d’armature ou autres supports coûteux. Bien sûr, il est toutefois important de bien choisir le matériau isolant à poser. Actuellement, la laine de roche, le polystyrène expansé et la mousse résolique sont les plus utilisés. Le choix dépendra alors de la surface à traiter, du revêtement appliqué et de la résistance thermique indispensable pour assurer une bonne isolation. Selon le type de façade, l’isolant peut être directement collé ou posé en mode calée-chevillée. Actuellement, la seconde est la technique la plus recommandée puisqu’elle est adaptée à tous les types de murs et de matériaux isolants.

L’autre méthode consiste à réaliser une ITE sous bardage. Dans ce cas-ci, on misera sur le rendu esthétique du dispositif. Comme isolant, on peut opter pour des rouleaux de laine de verre, de la fibre de bois ou encore des plaques de polystyrène extrudé. L’installation du dispositif nécessite avant tout la pose d’une armature en bois qui sera directement montée sur la façade. Ce support servira ensuite à contenir les matériaux isolants. Un bardage en bois sera ensuite utilisé pour recouvrir l’ensemble et camoufler, ainsi, le système. Bien sûr, outre la matière noble, on peut également se servir d’un bardage en PVC.

La vêture et le vêtage sont d’autres approches possibles bien qu’elles soient très rares. La première est un mélange de la méthode sous enduit et celle du bardage. On utilise, en effet, des ossatures fixées au mur pour poser les vêtures. Les isolants, eux, sont collés ou fixés mécaniquement. On recouvre ensuite le tout d’enduit ou tout autre revêtement classique (plastique, pierres collées ou autres). Avec le vêtage, les supports sont fixés au mur à travers l’isolant grâce à des vis chevillées ou des clous. Les techniques de fixation des isolants et les types de revêtement appliqués sont les mêmes que ceux de la première méthode.

Budget et financement des travaux

S’il y a bien un aspect que l’on pourrait considérer comme un inconvénient dans le cas de l’ITE, c’est bien le coût. Il est important de préciser que ce type de travaux de rénovation est largement plus onéreux que l’isolation intérieure. Bien sûr, les tarifs proposés peuvent varier d’un professionnel à un autre, mais également en fonction de la technique adoptée, des matériaux utilisés ou encore de la surface à couvrir.

Quoi qu’il en soit, les ménages ont toujours la possibilité de recouvrir aux aides et subventions de l’État pour réduire leurs dépenses. Les dispositifs spécifiques tels que le CITE (crédit d’impôt pour la transition énergétique), l’éco-PTZ (éco-prêt à taux zéro) et les aides de l’Anah sont actuellement accessibles à tous ceux qui souhaitent réaliser des travaux visant à améliorer la performance énergétique de leur habitation.

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