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La lumière dans la culture

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Sous la lumière
Les hommes et leur culture

Quand il naît, on dit que l’homme voit le jour.
Quand il meurt, on dit que l’homme  ferme les yeux. Et pour signifier sa fin, un proche lui clôt les paupières.
La vie de l’homme, cet animal différent des autres animaux notamment parce qu’il est conscient de sa mort future, se déroule entre l’angoisse des ténèbres et l’espoir de la clarté absolue et éternelle, Cette vie est jalonnée par toutes les nuances qui passent du sombre au clair, du noir au blanc, ce noir-lumière qui éclaircit au quotidien toutes les autres nuances.
La naissance de la spiritualité, celle qui fait sortir l’homme de l’animalité, serait concrétisée par la nécessité de l’homme de signifier sa peur de deux façons : ritualisation de la disparition des cadavres humains et hommage rendu aux forces naturelles qui gouvernent la vie, à commencer par le soleil. Ce soleil, source de la lumière, même dans le cadre du polythéisme des origines, tiendra la place centrale.

Les religions monothéistes placent la lumière au cœur de leur discours et de leur symbolisme :
–    En Egypte, Râ, Dieu du disque solaire, est le créateur de l’univers
–    Dans le Judaïsme, dès les trois premiers versets de l’Ancien Testament, on peut lire :  « Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre. La Terre était informe et vide et il y avait les ténèbres à la surface de l’abîme et l’esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux. Dieu dit : que la lumière soit ; et la lumière fût. »
–    Dans le Christianisme, Saint Jean fait dire à Jésus : « Je suis la lumière du monde »
–    Dans l’Islam, le mot Lumière tient une place prépondérante : quarante sept occurrences dans le Coran dont l’une des sourates, la sourate 24, celle consacrée à la femme, porte le nom de Lumière. Les heures des prières et les dates du mois du Ramadan sont strictement calculés sur la course du soleil et les calendriers solaire et lunaire.
–    Dans le Bouddhisme, Amitābha est littéralement Lumière Infinie ou lumière infiniment étendue dans toutes les directions spatiales avec un temps infini
–    Dans l’Indouisme, Diwali est la Fête des lumières, celle qui a lieu le jour de la nouvelle lune de novembre, dite jour de la lune noire, puisque ce jour est celui où la lune étant invisible ne peut pas refléter la lumière du soleil.

La culture, qui accompagne la religion en place, officielle ou non, peut se définir comme, à la fois, l’enrichissement de l’esprit par des exercices intellectuels, l’ensemble des phénomènes matériels et idéologiques qui caractérisent un groupe, par  rapport à un autre groupe et les créations artistiques qui caractérisent telle ou telle époque ou civilisation. La culture conçoit la lumière comme la démarche qui permet à l’homme d’avancer dans sa réflexion et sa connaissance de la réalité.
C’est pour cette raison, que plus encore que toutes les périodes  et écoles philosophiques qui l’on précédée, on a pu appeler le 18ème siècle, en France, le siècle des lumières, parce que la philosophie d’alors, les démarches intellectuelles et la création artistique avaient pour objectif de dépasser l’obscurantisme et de promouvoir les connaissances. Les philosophes et les intellectuels  encourageaient la science par l’échange intellectuel, s’opposant à la superstition, à l’intolérance et aux abus des institutions, étatiques ou religieuses. C’est parce qu’il n’y a pas un éclairage sur la réalité, mais des éclairages, sans aucune certitude définitives, que le terme « Lumières » a été mis au pluriel.

Aujourd’hui, en France, dans le domaine culturel, la lumière tient une place essentielle, non seulement pour rendre « beau » ce que l’on ne trouve pas beau de manière évidente, mais surtout parce que, en France plus qu’ailleurs, nous savons que l’artiste est celui qui voit et nous montre, avec ses moyens, ce que les autres ne voient pas, ne peuvent pas voir ou ne veulent pas voir. C’est pourquoi, il peut déranger, bousculer nos habitudes de penser et de voir.

Les manifestations culturelles et artistiques qui accompagneront 2015, année de la Lumière en France seront là pour illustrer le rôle de la lumière dans notre vie intellectuelle et spirituelle.

Attention toutefois, car si la lumière éclaire, elle peut aussi aveugler, ou en faisant de l’ombre à d’autres aspects de la réalité que celui ou ceux qu’elle souligne, nous détourner de sa chaleur bénéfique. N’oublions jamais que Lucifer, celui qui porte la lumière, est aussi celui qui porte le mal pour nous permettre de lutter avec efficacité  contre le bien.  La lumière, essentielle, à la vie, à une vie digne et riche, est donc à utiliser de manière progressive et avec modération.

Faites labelliser votre projet

Vous avez développé un projet autour de la lumière et vous souhaitez le faire connaître. Vous pouvez contacter le Comité national afin de faire labelliser votre projet. Vous pourrez alors utiliser le logo national officiel de l’année de la lumière. Votre projet figurera alors dans le calendrier des événements labellisés.

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